Pensée d’appui 0013

Le problème perd sa couronne

Le problème perd sa couronne

Le problème n’a pas été détruit. Mais son drame, oui.

Sens

L’acceptation n’efface pas le problème. Elle lui retire sa fausse autorité dramatique et le ramène à sa place de simple fait.

Texte complet

Une méthode unique pour accepter la réalité telle qu’elle est s’appelle « Et alors ? ».

La méthode est simple et ne demande ni tapis spécial, ni encens, ni abonnement à un marathon, ni retraite de trois jours en montagne avec des gens qui prononcent le mot « énergie » avec beaucoup trop d’assurance.

Tu as un problème ? Tu as essayé de le résoudre et tu n’as pas réussi ? Tu n’as même pas essayé, mais tu es déjà fatigué d’avance ? Parfait. La méthode est pour toi.

Assieds-toi confortablement. Dis le problème à voix haute. Puis demande-toi : « Et alors ? » Réponds honnêtement. Puis encore : « Et alors ? » Répète jusqu’à ce qu’à l’intérieur résonne quelque chose de fatigué, mais éclairci : « Au fond, rien ».

C’est là que commence l’acceptation. Non parce que le problème a disparu par magie. Non parce que le monde s’est corrigé, a présenté ses excuses et a envoyé une compensation. Mais parce que tu as enfin cessé de nourrir le problème avec ta propre hystérie.

Le problème peut rester. Mais sa couronne est tombée. Il n’est plus la reine de ton empire intérieur ni le rédacteur en chef de ton livre de plaintes.

Il est simplement là. Et avec ce qui est simplement là, on peut déjà faire quelque chose. Ou ne rien faire. Et vivre quand même.

Le problème n’a pas été détruit. Mais son drame, oui. Et cela, mes amis, est déjà presque une victoire...

Pourquoi ce choix

Cette pensée montre la différence entre le fait et le costume dramatique que l’esprit lui met sur le dos.

Note de recherche

L’humour fonctionne ici comme instrument d’observation : il n’annule pas la douleur, mais retire au problème son faux rang de monarque intérieur.

Ashraellen symbol— mark of presence