Pensée d’appui 0014

La fin de la guerre inutile

La fin de la guerre inutile

L’accord intérieur avec ce qui est n’est pas une défaite. C’est la fin d’une guerre inutile.

Sens

La souffrance grandit lorsque la personne lutte non seulement contre la douleur, mais contre le fait même qu’elle existe. Reconnaître la réalité ne la rend pas agréable, mais rend possible le pas suivant.

Texte complet

Souffre celui qui résiste à l’inévitable.

Pas celui qui a mal. Pas celui qui est fatigué. Pas celui qui se trouve dans une situation difficile.

Mais celui qui, intérieurement, continue à discuter avec ce qui s’est déjà produit ou se produit maintenant.

« Cela n’aurait pas dû arriver. » « Ce n’est pas possible. » « Pourquoi moi ? » « Que tout devienne immédiatement autre chose. »

Alors la personne souffre non seulement de la situation, mais aussi de sa guerre contre elle.

La réalité se tient à côté, calme et même un peu fatiguée. Elle ne discute pas. Elle est simplement là.

Tout est comme c’est. Non parce que tout est bon. Non parce que tout est juste. Et non parce qu’il faudrait applaudir joyeusement chaque brique de la vie qui vole droit vers le front.

Mais parce que le premier pas vers la clarté commence par la reconnaissance du fait.

Oui, cela existe. Oui, cela est arrivé. Oui, maintenant c’est ainsi.

Ce n’est qu’ensuite qu’apparaît la possibilité de voir quoi faire.

L’accord intérieur avec ce qui est n’est pas une défaite.

C’est la fin d’une guerre inutile.

Et là où finit la guerre intérieure commence l’harmonie...

Pourquoi ce choix

Cette pensée sépare avec précision l’acceptation de la capitulation : être d’accord avec le fait n’annule pas l’action, il la rend possible.

Note de recherche

Le texte examine le conflit entre l’événement et l’exigence que l’événement n’ait pas été événement.

Ashraellen symbol— mark of presence